C’est la randonnée préférée de Kilije cette année. Et nous avons de la chance, car c’est probablement la dernière de l’été 2026.
Nous avons prévu une belle boucle, avec nuitée à Kandersteg.
Le premier jour, nous nous réveillons (enfin c’est surtout Kilije) complètement crevés après une très très grosse semaine. Nous avions prévus de traverser le col de la Gemmi en passant par la Lämmeren hutte. Ce sera pour une autre fois. Nous nous contenterons ce jour de relier le haut du télésiège de la Gemmi, emprunté depuis Loèche les bains (Leukerbad), au Sunnbuehl qui redescend à Kandersteg.
Nous longeons un très beau lac puis continuons dans une belle vallée. Nous traversons la terrasse du drôle d’Hotel Schwarenbach, un hotel de pierre accolé à la falaise. Après trois petites heures, nous arrivons côté Bernois !
Ca n’en reste pas moins très beau et nous avons beaucoup de plaisir à marcher tranquillement, sans aucune dénivelé.
A Kandersteg, nous logeons à l’hotel Adler où nous étions par hasard déjà venus quelques années plus tôt, pour fêter l’anniversaire de Kilije avec sa famille. Nous avions alors découvert le magnifique lac d’Oechinen.
Nous mangeons le soir une entrecôte et des foies de veau dans le restaurant Ruedihaus. Ce restaurant fait parti des hotels historiques et se trouve dans une toute vieille ferme de caractère. Après un premier verre de blanc sur la terrasse, surplombée de cette incroyable façade gravée et au bord du sympathique potager, nous profitons de l’intérieur cosy à souhait.
Le lendemain, nous empruntons un minibus (à réserver à l’avance !) pour rejoindre Selden où débute notre randonnée.
Le trajet en minibus est déjà phénoménal. La route est creusée dans la falaise. Juste en dessous, le torrent gronde. Cela nous amène dans la vallée du Gaster (Gasteretal). Nous n’en avons qu’un rapide aperçu mais entrevoyons le lit d’une rivière, recouvert de roseau, encadré par des falaises des deux côtés. A nouveau, cela devra faire l’objet d’uen randonnée à part entière !
De puis Selde, nous montons directement dans la forêt. Nous croisons des drôles de vaches é bouclettes, noires et blanches, comme un code barre. Cette première ascension est pontuée de plusieurs chutes d’eau mugissante. Nous arrivons sur un alpage. Derrière nous, le fond de la vallée de la Gastertal avec le glacier Kanderfirn se dévoile. C’est difficile de ne pas se retourner toutes les dix secondes.
La montée continue.. en même temps, il faut faire 1300m de dénivelé positif. Nous grimpons initialement à droite du fond de la vallée, direction le lötscheglestcher. Du glacier s’écoule une fantastique cascade.
Arrivés au glacier, nous faisons halte pour manger notre gendarme et notre fromage achetés au Volg de Kandersteg ce matin. Le glacier, dans sa partie inférieure, est recouvert de petits rochers. Nous prenons même un peu de temps à comprendre que nous sommes effectivement dessus.
Il ne reste plus qu’à remonter tout ce glacier pour arriver à la cabane du Lötschenpass et retrouver notre bon vieux Valais. Le dernier bout monte sérieusement, en plein soleil. Quand nous voyons enfin le bout, nous sommes nauséeux et rouges écrevisses !!
Mais quelle vue … à notre gauche, le Bietschorn, rougeâtre, qui surplombe et terrifier le Lötschental. En face, les Mischabels. Un peu à droite, dans l’ordre, le Weisshorn, la pointe de Zinal, le Cervin et finalement la dent blanche.
Nous nous arrêtons pour un sirop à la fleur de sureau et une tarte au Quetsche puis entamons la descente. Quelques très beaux lacs reflètent la pointe du Bietschorn et les dents ascérées des arrêtes qui encadrent le Lötschental. C’est trop trop beau. La descente est tranquille jusqu’à Lauchernalp. Mais nous, nous devons faire les derniers kilomètres à la course, sans quoi, nous aurions raté une des dernières Gondola qui nous ramène dans la vallée du Lötschen. Dans la descente, nous aperçons l’éboulement de Blätten, chuté il y a peu depuis les pentes du Bietschorn.
