INDE – CHAPITRE 2 : LANGUR SUR VIEILLE PIERRE

Presque un an après, il est finalement tant de revenir sur notre road trip brésilien de juin 2025.
Pour rappel, à cette époque, nous nous remettons à peine de note épopée en terre chilienne qui fera bien sûr l’objet d’un article à part. Initialement décidés à visiter l’Amazonie pour y voir le jaguar et la Selva, nous revoyons nos projets en raison de légères erreurs de calcul mathématique. L’idée est bonne, mais le budget ne suit pas. Par ailleurs, la Patagonie s’étant révélée aussi éprouvante qu’époustouflante, nous décidons d’explorer plus avant la composante balnéaire du voyage pour ce retour sur notre continent de prédilection.
L’objectif étant de découvrir le Brésil mythique et de prendre notre temps, nous choisissons un itinéraire restreint : nous irons de Rio de Janeiro jusqu’à Ubatuba, à la limite de la province de Sao Paulo. Nous avons deux semaines pour faire 300 km environ. Facile.
De nature tout de même aventureuse, et afin de ne pas entraver notre sentiment de liberté, nous louons une voiture. Après avoir conduit au Japon, en Albanie, au Chili et en Grèce, nous pourrions presque ouvrir une auto-école à portée internationale.
Comme pour tous les départs en vacances depuis le début de notre vie professionnelle, il se fait dans le stress et la douleur. Nous rejoignons notre ville natale le vendredi soir après le travail, dormons quelques heures, puis sautons dans un Uber autour des 4h du matin direction l’aéroport. Notre premier vol part à 7h du matin et nous offre l’occasion de courtes prolongations. Après une escale à Lisbonne, nous traversons l’atlantique dans notre pont aérien. Nous débarquons à Rio le samedi 28 juin 2025 au soir. Quelques sushis avalés sans grande conviction plus tard, nous nous écroulons dans notre tour d’ivoire, sur la plage de Copacabana.
ETAPE 1 – RIO DE JANEIRO
Nous nous réveillons avec les perroquets pour profiter des lueurs du jour sur la baie miroitante de Copacabana. Nous sommes aux premières loges car nous, nous savons choisir nos lieux de résidence temporaires. En effet, le Miramar by Windsor Copacabana bénéficie du minimum vital pour le touriste exigeant. C’est-à-dire un rooftop, et une piscine reflétant l’océan.

Derrière l’hôtel, c’est une autre réalité qui nous rappelle toutes les facettes du voyage. Les favelas escaladent courageusement bloc par bloc les flancs des collines, puis viennent se fondre dans une forêt dense, la mata atlantica. Est-ce la nature qui envahit les constructions, ou l’inverse ?


Nous sautons dans un Uber pour visiter le marché aux fruits et légumes Feira da Gloria. Nous dégustons des sortes d’empanadas frits, fourrés avec du fromage, servis avec une sauce au piment tout à fait délicieuse. Les étales de fruits donnent l’eau à la bouche. Encore pas tout à fait à notre aise, nous sortons peu l’appareil photo.

Nous montons ensuite dans le cartier de Santa Teresa et nous baladons dans le parque das Ruinas. Dans ce coin de Rio, il est possible (bien que peu pratique) de se déplacer en tramways jaunes, tout à fait identiques à ceux de Lisbonne.
Le parc offre un joli point de vue sur Rio.
C’est surement une des plus belles villes que nous avons visitées. Encadrée par ses énormes formations rocheuses lisses et tout en rondeur, comme le dos d’un pachyderme, avec cette mata atlantica qui semble prête à tout engloutir, la ville est faite de vallons où s’alternent favelas en briques rouges et grattes-ciels aux milles facettes. La palette a été choisie avec soin : du blanc immaculé, de la brique, le vert profond de la forêt, le bleu miroitant de l’océan, le gris de la roche.




Nous faisons quelques achats dans les boutiques branchées des artistes de Santa Teresa. Nous ramenons notamment un gros crocodile rose en perles et une peinture d’une femme en robe bleue.
Notre visite du centre ville commercial tourne vite court. C’est dimanche, tout est fermé, et il règne rapidement une ambiance peu rassurante. On saute dans un taxi pour profiter des dernières lueurs de la journée sur la ville depuis le Mirante Dona Marta.
Le lendemain, on profite des lumières de début de journée depuis la plage d’Arpeador. Le vent est aussi de sorti et soulève les vagues dans la baie.
Nous prenons ensuite notre courage à deux mains, retournons à l’aéroport, récupérons notre pretite voiture de location, et nous engageons sur le contournement de Rio.
ETAPE 2 – ARRAIAL DO CABO, BUZIOS ET LES MICA DO LEON
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