En ce printemps 2026, nous voyons arriver la fin de notre séjour en terres montreusiennes. Le retour à Genève se rapproche dangereusement.
Nous nous réjouissons de la suite, qui viendra avec plein de belles opportunités. Mais quitter Montreux nous brise le coeur. Nous avons exploré la région mais surtout nous nous sommes aventurés dans une vie à deux, pour de vrai. Notre premier appartement, notre première famille (J+L+C+K = mega fluff), nos premières semaines de travail, et nos premiers weekend. Tout ça, ça représente beaucoup.
C’est ainsi que ce weekend de printemps, avec notre départ prochain en arrière-pensée, nous décidons d’aller voir les gorges du Chauderon, la randonnée mythique de notre ville d’adoption.
Il faudra que nous écrivions un article à part entière sur Montreux (MTX), et sa baie. Pour cette rando, on part bien sûr de la maison, qui est entre les quartiers de Belmont et du Taux, sur la route des Colondalles.
Partir de la maison, ça nous donne l’impression d’être Frodon Sacquet dans le seigneur des anneaux. Surtout, que nous nous dirigeons vers les gorges du Chauderon, un lieu quelque peu inquiétant pour bien des raisons.
Nous remontant la rue de l’Ancien stand pour atteindre les jolies maisons dans le virage de Pallens. De là, nous descendons la rue pavée de la côte de Pallens pour rejoindre le quartier historique des Planches. C’est surement l’une des plus belles vues sur Montreux.

On peut dire tout ce que l’on veut sur Montreux, mais au delà de la carte postale des quais (qui sont d’ailleurs toujours aussi fabuleux), c’est une ville qui est belle dans ses détails. Il faudra décidément que nous aillons plus loin sur le sujet dans un article dédié !
On passe dans le quartier des planches, et on fait évidemment un arrêt dans notre tea room préféré : le tea room de la Baye. Nous sommes dans le thème, puis que la Baye de Montreux, c’est la rivière qui gargouille au fond des gorges du Chauderon.

TIPS : choisir les croissants au jambon qui sont délicieux.
Allez, avec des pains au chocolats et des quiches pour midi dans le sac, cette fois ci, on a plus d’excuses. Nous entamons notre descente dans les gorges. Le sentier est barré, il n’a pas encore été réamenagé après l’hiver. Ca ne nous arrête pas (on sait c’est mal mais on se jure de rebrousser chemin si ça ne parait pas sur).
Nous passons au dessus d’une usine dans le fond des gorges, il faudra que l’on y retourne car c’est vraiment mystérieux.
Il y a ensuite un pont avec vue sur une première cascade, juste sous le pont de l’autoroute.
Le côté industrielle, avec l’usine, et l’autoroute au dessus donne une ambiance lugubre à l’endroit. Surtout que les rayons du soleil ne nous atteignent plus dans le fond de la gorge. Que de mystère, nous sommes curieux de la suite.
La gorge se ressere rapidement. La roche est couverte de mousse et de lianes. Le taux d’humidité est certainement à >110%. La rivière est claire mais tumultueuse en ce printemps. Il n’a pourtant pas plus ces dernières semaines.
Avec Cyriloudoudou, on s’extasie devant toutes ces plantes chlorophyllées. C’est l’occasion de tester notre nouvel objectif.







Selon l’expression commune, « on se les caille » au fond de ces gorges! Surtout qu’on active pas tellement le cardio en photographiant chaque brin d’herbe.
Mais c’est pas fini. Cyriloudoudz propose de ramasser quelques plantes sur la paroi humide pour y planter à la maison. Ce n’est pas moi qui vais l’en dissuader.

On émerge finalement de la gorge pour retrouver la chaleur du soleil.


Nous évoluons dans des bois dorés, avec toujours la rivière qui nous accompagne.




C’est une randonnée parfaite pour le printemps, en attendant que l’on puisse grimper en altitude.
Nous atteignons les charmants Avants. Allez savoir pourquoi, les anglais viennent ici depuis 1905, et on retrouve cette architecture typique touristique de la région.

On mange devant une jolie église en bois qui semble tout droit sortie du monde des Vikings.

On décide de continuer un peu sur le chemin des narcisses, et de redescendre depuis Cubly, en ligne droite jusqu’à la maison en empruntant le sentier des vaux de Chernex qui passe sous l’autoroute.

















