Malaucène – Demoiselles, jas et combes

Malaucène, nous pouvons dire que nous connaissons. Vraiment ?

Chaque année, depuis ma naissance j’y passe une partie de l’été, mais surtout les vacances de Pâques. C’est la tradition !

Notre avancée vers l’âge adulte vient avec un engouement nouveau pour la randonnée et le grand air. L’occasion de re-découvrir notre région préférée, en famille.

Cette fois, l’aventure commence avec un souvenir d’enfance de ma très chère mère : il y avait, vers le village de Bédouin, une carrière d’ocre où elle venait recolleter du sable orangé étant petite. Après quelques recherches sur internet, on tombe sur un drôle d’article qui nous indique la direction : https://www.provence-guide.net/randos/vaucluse/bedoin_ocres_demoiselles-coiffees/?lang=fr. Il ne nous en faut pas plus. On embarque bien sûr ma nièce qui fête ses 10 mois.

Il fait franchement chaud pour le début du mois d’Avril. On suit avec peine les indications de l’article, une vraie course d’orientation. On découvre les carrières d’ocre de Bédouin, laissées à l’abandon pour notre plus grand plaisir. Les demoiselles coiffées, des sortes de tours d’ocre recouvertes d’une pierre plate, sont le highlight de notre ballade.

Depuis le parking des demoiselles coiffées, Stéphane remarque sur le flanc du Ventoux d’impressionnantes falaises. Il y cherche sur google plan : il y aurait même des combes, les combes de Curnier.

Les combes seraient si étroites, que par certains passages qu’une seule personne ne pourrait passer à la fois. Nous, c’est la première fois que nous en entendons parler.

On termine bien sûr la journée avec un apéritif au charmant Hotel de Crillon le brave.

C’est donc décidé, demain nous irons voir cette combe de Curnier. Nous choisissons un itinéraire qui monte sur une arête à l’ouest de la combe. On se parque au lieu dit Le Grand Replanas et on attaque la montée, en ligne droite en direction du sommet.

Nous montons sur un chemin de pierres grises claires bien balisé. La majeure partie est sans ombre, autant dire que nous sommes en sueur. Nous évoluons dans une végétation tout à fait typique de la région. Nous identifions les plantes sur une application : amélanchiers, cèdres, genévrier, cytises et chêne. De part et d’autre, il y a des falaises, creusées par des rivières antiques qui n’existent plus.

Après 1h de montée soutenue, nous arrivons au jas du Pié gros. Une rapide recherche sur google et un peu de déduction nous apprennent qu’un jas est un abri où logeaient les bergers avec leurs chèvres et moutons (https://www.passionprovence.org/archives/2018/03/10/36082317.html). Les murs de pierres tiennent encore, nous permettant d’imaginer les pièces à vivre. A côté de l’entrée du jas, un panneau de bois est coupée en forme de buste humain et couvert d’impacts de balles – des chasseurs se seraient entrainés par içi ?

Nous pensions en avoir fini avec la montée. Nous nous trompions. La végétatio change. Le paysage est maintenant désolé. Les chênes paraissent morts. En fait, ils n’ont pas encore bourgonné.

On atteint rapidement le jas des Landérots. Le bâtiment est en meilleur état que le premier, le toit a été refait.

Cette fois, c’est bon, il n’y a plus qu’à descendre. Après une pomme pour ma mère et une madeleine pour le autres, on est reparti.

Les gorges se resserent de plus en plus. C’est déjà magnifique. Et pourtant, nous ne sommes pas du tout encore dans la partie la plus impressionnantes !

On passe encore devant un jas, qui devait être adossé à la falaise.

Nous atteignons finalement la localisation google de la « Combe de Curnier ».

Les photos parlent d’elle-même. L’endroit est vraiment exceptionnel !

Après un dernier passage étroit, la gorge s’élargit. ça ressemble grandement au Toulourenc – mais sans l’eau !

Et voilà ! encore une belle découverte juste à côté de chez nous.